Le rôle des grands-parents dans la Nièvre

La crise sanitaire et le confinement ont interrogé avec une gravité particulière notre société sur les liens familiaux et les solidarités intergénérationnels. En 2019, l’Observatoire de la famille s’intéresse au rôle des grands-parents des territoires de Bourgogne-Franche-Comté en lançant une enquête inédite. En partenariat avec l’Union Nationale des Associations Familiales et la Caisse Nationale des Allocations Familiales, elle cherche à définir ce que les parents attendent des grands-parents envers leurs petits-enfants et identifier les solidarités entre les générations.

1 598 parents ont participé à cette enquête en région dont 215 dans la Nièvre.

Aujourd’hui, elle fournit des éléments précieux sur la fragilité de concilier vie familiale et vie professionnelle en l’absence de l’accompagnement des grands-parents.

Des parents qui donnent une place importante aux grands-parents

La figure positive des grands-parents aidants et aimants est largement partagée. Les parents ont de fortes attentes vis-à-vis d’eux. 61% souhaitent qu’ils passent du temps avec leurs petits-enfants quel que soit le contenu, 4 sur 10 espèrent qu’ils partagent des passions, des activités ou encore des valeurs, des convictions et 31% l’histoire familiale.

Sous une forme ludique, les parents attendent qu’ils inscrivent leurs enfants dans la lignée en partageant des savoirs.

Des rencontres intergénérationnelles fréquentes et régulières

56% des ménages rencontrent la grand-mère et 53% le grand-père maternels une à plusieurs fois par mois. 5 sur 10 visitent les grands-parents paternels à cette même fréquence.

L’utilisation des modes de communication est complémentaire et non substitutive aux rencontres. Les contacts entre grands-parents et petits-enfants sont donc nombreux.

Des solidarités familiales nécessaires à la conciliation des temps professionnels et familiaux des parents

La place des grands-parents auprès des petits-enfants se construit aussi à travers des solidarités vivaces : 64% des ménages ont reçu leur aide. 5 sur 10 pour accueillir les petits-enfants durant les vacances, 4 sur 10 en journée s’ils ne sont pas scolarisés. Ces services restent cependant occasionnels.

Mais quelle que soit leur fréquence, l’aide à la garde des enfants est jugée indispensable par la moitié des parents concernés. Ils n’ont donc pas d’autre alternative.

Si cette enquête a été réalisée avant la crise, elle montre toute l’importance du lien avec les grands-parents et la fragilité de ces solidarités informelles qui méritent d’être mieux connues pour être préservées : au-delà de la crise sanitaire, l’allongement de la durée d’activité professionnelle ou la sollicitation plus forte des jeunes retraités comme « aidants » de leurs propres parents peuvent par exemple affaiblir ces solidarités.

Ces réalités très concrètes devront être prises en compte dans les réflexions à venir, tant pour les politiques du grand âge que pour les politiques familiales.

Consulter la synthèse complète de cette enquête réalisée par l’URAF BFC

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